Digipeater APRS

Les Digipeaters (raccourci pour 'digital repeaters' - répéteurs numériques) retransmettent les signaux provenant d'autres stations afin d'étendre leur zone d'action.

Les répéteurs analogiques en phonie écoutent sur une fréquence et ré-émettent en même temps sur une autre fréquence.
Les répéteurs numériques utilisent une autre méthode consistant à mémoriser d'abord et envoyer ensuite.
Un 'paquet' est reçu, examiné, éventuellement modifié et retransmis.

Généralement il est retransmis sur le même canal radio mais il est aussi possible, pour un digipeater 'multi-ports' de relier plusieurs canaux radio.

Chaque combinaison de canaux émission/réception peut avoir ses propres règles de filtrage pour déterminer ce qui est autorisé.

Les trames

Un 'digipeater' répète des trames. Mais il ne peut pas répéter n'importe quoi. Si tout est répété par tous les digipeaters plus ou moins proches, alors cela risque fort de devenir une 'drôle' de cacophonie.

Une trame, suivant la norme AX.25, est composée de plusieurs éléments :

  • une adresse source :
  • une adresse de destination :
  • éventuellement un ou plusieurs répéteurs.
  • un message.

L'adresse source, normalement, est votre indicatif avec un ssid. L'adresse de destination est l'indicatif du destinataire du message. Les répéteurs sont normalement des indicatifs de stations. Le message est une chaine de texte qui peut avoir plusieurs significations suivant les cas.
Par exemple : F1EVM > F6ABC, F1DEF-3\*, F4GHI-2: message

Cela signifie que F1EVM a envoyé un message à destination de F6ABC, en demandant à F1DEF-3 et F4GHI-2 de le répéter. Nous pouvons voir ici que le dernier répéteur à avoir émis la trame est F1DEF-3, grâce à l'astérisque figurant après l'indicatif.

Dans le cadre de l'APRS, une telle trame aurait peu de chance d'aboutir. En effet, nous ne savons pas quels répéteurs sont actifs, ni ceux qui peuvent être joints. C'est pourquoi nous utilisons des alias.
Ainsi, l'adresse de destination est remplacée par un 'code' correspondant au matériel ou au logiciel de l'émetteur.
Ainsi par exemple pour Direwolf en version 1.4, le code sera APDW14. Toute une liste existe et vous pourrez la retrouver sur internet.

Comme on ne sait pas par où va passer la trame, on utilise pour les répéteurs des alias qui vont normalement être du type WIDEn-N. Dans le passé, il y en a eu d'autres (comme RELAY, FRA, ...) qui sont maintenant périmés.

On rencontrera généralement deux types :

  • WIDE1-1 : utilisé pour des digis permettant de couvrir une zone peu dégagée, et de relayer les trames vers les répéteurs de niveau supérieur.
  • WIDEn-N : utilisé pour les répéteurs qui peuvent couvrir de plus grandes distances.

Fichier de configuration

Afin d'activer le digipeater dans Direwolf, recherchez la partie correspondante :

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#                                                           #
#               DIGIPEATER PROPERTIES                       #
#                                                           #
#############################################################

Puis décommentez la ligne suivante :

DIGIPEAT 0 0 ^WIDE[3-7]-[1-7]$|^TEST$ ^WIDE[12]-[12]$ TRACE

Il est également possible d'appliquer des filtres sur les trames reçues, pour sélectionner celles qui seront répétées.
Il est en effet souhaitable de limiter les répétitions, surtout dans les régions où la couverture en digipeaters est importante, pour éviter la saturation du réseau.
Nous ne traiterons pas les filtres ici, cela fera probablement l'objet d'une page complémentaire par la suite.






Pour compléter cette page, reportez-vous à
la documentation de Direwolf.